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Eurobasket - Les Bleus au pied de l'EverestLa France va défier l'Espagne dans un quart de finale explosif de l'Euro 2009. Les Bleus, invaincus jusque là, retrouvent la formation la plus crainte de la compétition avant le début de l'épreuve. Une occasion de confirmer et de s'affirmer sur la scène internationale.C'est le carrefour à ne pas manquer. Le passage à bien négocier pour réussir sa compétition. Jusqu'ici tout va bien pour les Bleus, auteurs de six victoires de suite pour finir les deux premières phases invaincus. Le parcours rêvé. Idéal même. Enfin, normalement. Dans la logique, ce bilan aurait dû offrir un quart de finale plus "facile" pour la formation de Vincent Collet. Mais manque de chance ou erreur de calcul, les Bleus vont retrouver l'Espagne, l'adversaire le plus redouté au début tournoi. Un drôle de cadeau...Championne du monde en titre, vice-championne d'Europe et médaillée d'argent aux JO de Pékin, la sélection ibérique est arrivée en Pologne avec l'étiquette de grand favori sur le dos. Dans le sillage de Pau Gasol, Juan Carlos Navarro ou encore Rudy Fernandez, les Espagnols devaient mettre un terme à une anomalie : ils n'ont toujours pas remporté le sacre continental malgré six finales. L'heure avait sonné pour réparer cette bizarrerie. C'était écrit d'avance. Mais voilà, le doute s'est installé depuis le début de l'Euro. En l'absence de son meneur habituel Calderon, l'Espagne domine moins son sujet."Croyons-en nos armes"Battue contre la Serbie d'entrée puis face à la Turquie, la sélection de Pau Gasol a tremblé et a dû batailler pour arracher son billet pour les quarts de finale même si elle semble monter en puissance. Vincent Collet tente d'ailleurs de désacraliser le monstre. "Si elle avait battu tout le monde de vingt points, elle ne serait pas quatrième de son groupe", explique le sélectionneur français. "L'Espagne est une grande équipe qui peut ressurgir à tout moment, qui a plus d'armes que les autres. Mais c'est peut-être mieux de la jouer en quart que plus tard. Alors, ne pleurons pas. Croyons-en nos armes et jouons les yeux dans les yeux", ajoute-t-il.On ne peut qu'aller dans le sens de Vincent Collet. Si l'Espagne n'a pas impressionné, la sélection tricolore a montré un visage séduisant depuis son arrivée en Pologne. Toujours aussi solides en défense, les Bleus démontrent ainsi une force de caractère à toute épreuve. Leur attaque se met en place au fil des matches. Et les remplaçants ont montré leur potentiel contre la Grèce. En clair, c'est en pleine confiance que les Tricolores retrouvent les quarts de finale. "Les autres équipes ne doivent pas être enchantées non plus de nous rencontrer ", résume Collet.

Le calendrier "aberrant" dixit Aymeric Jeanneau profite en plus aux Bleus. Ils ont ainsi pu bénéficier d'un jour de repos supplémentaire par rapport l'Espagne, obligée d'enchaîner deux matches en deux jours et de faire le déplacement de Lodz à Katowice dans la nuit. Pas vraiment les meilleures conditions pour défier la France même si Pau Gasol et co ont pu souffler face à la Pologne en fin de match. Mais si tous les voyants sont au vert, ce quart de finale sera comme prévu un rendez-vous clef.Si le billet pour le Mondial 2010 est déjà presque en poche (les six premiers de l'Euro sont qualifiés or la Turquie est assurée d'y être comme pays hôte et quatre wild cards pourront rattraper les oubliés...), la France va devoir gérer la pression d'un match couperet. Les Tricolores se sont mis à rêver de grandeur au fil de leurs performances. Et ce n'est pas un échec en quart pour leur sixième qualification de suite à ce stade de la compétition qui assouvira la soif de reconnaissance de la bande à TP. Le revers contre la Russie en 2007 risque de hanter les Bleus, qui ont l'occasion d'effacer de belle manière deux ans de galère. Et ensuite, "on pourra commencer à rêver" comme l'avoue Collet.G.C. avec AFP / Eurosport

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Replies

  • A defaut de l'Euro, la France doit tout faire pour se qualifier pour le championnat du monde.

    Collet : «Comme un boxeur KO»
    «Déjà jouer l'Espagne n'est pas facile, mais en plus c'était une grande équipe d'Espagne et nous, nous avons fait un match très moyen», a résumé Vincent Collet après la défaite des Bleus en quarts de finale.


    «Vincent Collet, comment expliquer ce match à sens unique ?
    On a fait l'entame qu'il ne fallait pas faire, en mettant tout de suite sur les rails l'équipe d'Espagne par nos balles perdues. Ce sont des balles qui leur permettent de courir, de mettre des tirs. Quand ensuite, on court derrière une équipe d'Espagne qui prend confiance, ca devient vite mission impossible, surtout avec la partie exceptionnelle de Pau Gasol, qui a vraiment survolé les débats malgré les efforts de mes joueurs intérieurs, qui se sont battus avec leurs armes.

    N'y avait-il pas la possibilité de reprendre le dessus sur ces Espagnols ?
    Quand vous être acculés comme ça, dès le départ, c'est comme un boxeur KO. Le temps de reprendre vos esprits, le mal est fait. C'est très dur de revenir, il faut des petits signaux positifs, mais on ne les avait pas. On voyait bien que les Espagnols étaient sur un nuage. Je ne sais pas s'ils seront à ce niveau-là jusqu'au bout mais si c'est le cas, je pense qu'ils iront au bout. Déjà, jouer l'Espagne n'est pas facile mais en plus c'était une grande équipe d'Espagne et nous, nous avons fait un match très moyen.

    «On a encore un objectif à atteindre, c'est se qualifier pour le Championnat du monde. Il faut qu'on gagne au moins un match et si possible le prochain. On va tout faire pour ça.»

    La véritable défaite de l'équipe de France n'a-t-elle pas été de tomber sur l'Espagne en quarts ?
    J'ai trouvé la Serbie quand même pas mal avant donc il faut être très prudent avec ça. Vous avez peut-être raison mais on ne va pas refaire l'histoire. Là, on est tombé sur une équipe d'Espagne exceptionnelle alors qu'elle aurait pu être moyenne. Il faut accepter le verdict. Ce qu'on peut regretter, c'est que l'Espagne n'ait pas commencé son Euro dès le début. Normalement, en ayant fait ce qu'on a fait, on n'aurait jamais dû avoir à l'affonter en quart de finale. Mais que pouvait-on y faire ? Ce n'est pas de notre faute s'ils ont commencé l'Euro en claudiquant.

    L'équipe pourrait-elle faiblir pour les matches de classement ?
    Bien que jouant contre une équipe très forte, on s'est accroché. C'est le point "positif" de cette soirée. On aurait pu partir très loin parce que tout allait dans leur sens et pas grand chose dans le nôtre. Malgré tout, on est revenu à moins onze alors qu'on savait bien qu'en faisant tous ces efforts, il y avait peu de chances qu'on puisse aboutir. Mais malgré tout, on les a fait. J'espère qu'on va se remobiliser. On a encore un objectif à atteindre, c'est se qualifier pour le Championnat du monde. Il faut qu'on gagne au moins un match et si possible le prochain. On va tout faire pour ça.»

    Propos rapporté par X.C. à Katowice

    Pour plus, d'info:
    www.lequipe.fr
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